vendredi 19 septembre 2008
Les Trotros
Le trotro est le moyen de transport le plus utilisé au Ghana, et fait complètement partie de la culture ghanéenne. Un article s’imposait donc ! Vous saurez tout sur les trotros après avoir lu ceci !
Le trotro, qu’est que c’est ?
Le trotro est une sorte de camionnette reconvertie pour le transport de personnes. Il existe les petits trotros, de type van Volswagen, ou les plus gros de type « Benz 207 ».
Ils sont très nombreux à circuler sur les routes, aussi bien pour faire 2 km que pour traverser le pays.
Le trotro, qu’est ce qu’il y a dedans ?
Tout d’abord, il y a le chauffeur. Souvent expérimenté, il est capable de slalomer pendant des heures sur les pistes pour éviter les nombreux nids de poules. Il sait aussi traverser les rivières rencontrées sur votre chemin à guet, alors qu’à première approche, vous auriez été tenté de penser que même le passage en 4*4 était impossible.
Ensuite, il y a le « mate » (lire « meït »). Celui-ci se tient près de la porte coulissante et il a, entre autres, pour rôle de rameuter les gens, de les aider à monter, de collecter l’argent…
Enfin, dans un trotro, il y a beaucoup de monde. Par exemple, dans un van où en France on ne circule qu’à 9 maximum, au Ghana, on peut se retrouver à 15. De quoi minimiser son bilan carbone !
Dans les plus gros trotros, on a déjà compté plus de 25 personnes. Sans compter les animaux qui voyagent avec nous. Ca va de la poule dans le coffre à la chèvre sur le toit ! Tout ça avec une musique africaine à fond les ballons quand l’autoradio marche, ça donne une ambiance plus que sympa!
Le trotro, comment le prendre ?
Attendez au bord d’une route, ou à la station de trotro, et lorsque vous voyez passer un trotro, soyez attentif à ce que dit le « mate ». Normalement, il crie avec une voix stridente le nom des villes que le trotro dessert. Ca donne l’impression d’une sacrée foire quand il y a une dizaine de trotros à une station, avec chaque mate qui crie sa destination.
Une fois le bon trotro repéré, faites un signe de la main vers le ciel. Si le trotro est plein, le chauffeur vous fait des appels de phare, sinon, il s’arrête. Dans ce cas, prenez place, ou plutôt, trouvez-vous une place.
Il arrive parfois que le trotro ralentisse, mais ne s’arrête pas ! En effet, figurez-vous qu’il est officiellement interdit aux trotros de prendre des passagers à certaines stations de trotro, comme comme celle à Kumasi que l’on utilise pour rejoindre le FORIG (en fait cette station est plutôt un croisement que les chauffeurs de trotro ont décidé de transformer en station). Si vous voyez des policiers rôder autour de la place, vous devez vous préparer à quelques acrobaties : les chauffeurs, qui ne veulent pas se faire verbaliser, ne font que ralentir le pas. Mais une manœuvre bien négociée et vous atterrissez sans trop d’encombre sur le plancher du trotro. Avec un peu de chance tous les occupants du trotro applaudiront parce qu’ils n’ont jamais vu un obruni prendre un trotro au vol !
Une fois installé ,c’est parti ! Le mate vous demande ensuite de le payer. La plupart du temps ils sont honnêtes et ne cherchent pas à gonfler les prix.
Lorsque vous arrivez à proximité de votre destination, appelez le mate. Celui-ci tape deux fois sur la carlingue du trotro pour indiquer au chauffeur de s’arrêter. Il vous aide à descendre votre éventuel enfant, et hop « Yen ko », il est repartit !
Le « trotro style »
Sur la vitre arrière de pratiquement tous les trotros (tout comme derrière les taxis d’ailleurs), se trouve une inscription choisie par le chauffeur. Souvent en rapport avec la religion, parfois amusantes, ces inscriptions permettent à chacun de personnaliser son trotro.
jeudi 14 août 2008
Rectification
Une erreur qui date d’il y a un petit bout de temps : lorsqu’ils mangent de la viande, les ghanéens mangent TOUT, MEME les os ! Et oui, parce que dans les os il y a du calcium, et qu’ici il faut se lever tôt le matin si on veut trouver du lait en brique, des yaourts, du fromage ou quelqu’autre source de calcium. De toute façon ça tombe bien puisque ce que l’on appelle en France les « bons bouchers » n’ont pas lieu d’être ici : on découpe la viande comme elle vient, un point, c’est tout. En résumé on finit souvent avec des coupes transversales de pattes de bébêtes dans l’assiette ! Donc il vaut mieux manger les os si on veut avoir quelque chose à manger ! On vous rassure, pour l’instant on ne s’est pas mis à avaler les os tout cru (ni les arrêtes, elles restent toujours coincées à mi-chemin !) : en bons européens, on fonce au supermarché dès que nous sommes dans une ville d’une certaine taille (Kumasi) pour acheter une bonne vieille brique de lait écrémé. Et oui, parce que le calcium c’est important pour la croissance !
mardi 5 août 2008
De l’usage du klaxon
Cela nous avait frappé dès notre premier trajet en voiture ici au Ghana, et encore un mois après notre arrivée, nous ne cessons d’être surpris par le fait que les ghanéens utilisent vraiment souvent leur klaxon. Que ce soient les chauffeurs de taxi, de trotro, ou de véhicule personnel, tous utilisent à outrance l’avertisseur sonore. Un vrai sport national ! Les occasions de klaxonner sont multiples : avant de doubler un autre véhicule, à l’approche d’une intersection ou d’un virage, pour prévenir les piétons marchant sur le bas-coté, pour râler sur le conducteur de devant qui n’avance pas assez vite, ou tout simplement en rencontrant un ami. Le pourquoi de certaines utilisations nous reste encore inconnu : même tous seuls, en plein milieu de la brousse, les chauffeurs de tro-tro sont parfois pris d’une envie soudaine d’appuyer sur le bouton ! Traversez Accra ou Kumasi sans connaître cette coutume locale et vous croirez que le Ghana vient de remporter la coupe du monde de football !
mardi 15 juillet 2008
Le nez dans la marmite
Ça y est, nous avons fait nos premiers repas ghanéens ! Quelques uns à la cantine du FORIG, et un chez Timothée, un fifon au Ghana depuis 3 mois qui nous a convié à un souper à la ghanéenne (eh oui, où que vous alliez dans le monde, il y a toujours un fifon caché pas loin).
Deuxième point :
petit survol de la nourriture ghanéenne :
- le fufu : c’est
blanc, compact, servi en boule, collant, ça cale et ce n’est pas mauvais
- le kenkey :
c’est beige, compact, servi en boule, collant, ça cale et ce n’est pas mauvais
- le banku : c’est ocre, compact, servi en boule,
collant, ça cale et ce n’est pas mauvais !
- le cocoyam :
c’est une espèce de pomme de terre, ça se mange frit ou bouilli, et ce n’est
pas mauvais !
- la sauce :
jusqu’ici c’est plutôt rouge, et ça pique pas mal, voire très beaucoup !
- la viande/le
poisson : c’est cuit et servi tel quel (avec tête, os, arrêtes, peau…ils
raffolent même des intestins !) et les ghanéens mangent tout, TOUT, sauf
les os.
- les fruits :
c’est booooooooooooonnnnn. Rien à voir avec les fruits sans goûts qu’on trouve
dans les supermarchés européens ! Par contre, à rincer avant dégustation
si on ne veut rien regretter.
…et encore beaucoup de choses à découvrir !
lundi 14 juillet 2008
Si, si, il est vivant!
Ben oui c'est vrai, on ne le voyait pas beaucoup jusqu'ici sur les photos...mais bon, vous comprenez, c'est son appareil et du coup c'est souvent lui qui joue au paparazzi => d'où toutes les photos de Marlène! (d'ailleurs, en parlant de photos, c'est vrai qu'on n'en a pas beaucoup, mais nous, on n'est pas en Tasmanie, en Europe ou dans je ne sais quel pays où internet ça roule comme un tro-tro, et il nous faut beaucoup de patience pour mettre une toute pitite photo alors forcément...puis c'est pas toujours facile de sortir son appareil en plein marché, au milieu de la foule, ou dans un village, au milieu des gens qui nous dévorent des yeux!...PARDONNEZ-NOUS!)
...vous l'attendiez tous (ou plutôt toutes) : SIMON.
Il a arrêté la bierre, il a fini par se faire à l'idée que le Nord, c'est comme la Normandie, c'est pas très très bien et il a donc abandonné cette boisson barbare et fermentée pour se mettre à l'eau!
Et ici, l'eau, c'est pas en bouteille, c'est en sachets...on arrache un coin du sachet-plastique du bout des dents, on essaie de ne pas s'en mettre partout (n'est-ce pas Simon)...et on boit, tout simplement! (le seul problème c'est que quand on a juste un petit peu soif, il faut boire le 1/2 litre entier!)
lundi 7 juillet 2008
Les bords de route…
Jusqu’à maintenant nous n’avons pas eu énormément de contact avec les gens : nous avons été guidés et accompagnés pour quasiment toutes nos démarches : prendre le bus, faire les courses, acheter un téléphone portable… Nous débutons notre découverte du Ghana par l’observation, observation qui s’est surtout faite à travers les vitres d’un taxi, ou d’un bus, au cours de nos premiers déplacements.
Notre premier voyage a lieu dans Accra, à la tombée du jour : la guest house du FORIG où une chambre nous était réservée se situe en effet à l’opposé de l’aéroport. Il est 22 h passée (minuit pour nous, du fait du décalage horaire) mais nous gardons les yeux grands ouverts ! Premier aperçu du code de la conduite ghanéenne. Ce qui, chez nous, nous aurait paru un accident évité de justesse, fait ici partie de l’art de conduire !(voir article sur les taxis)
A cette heure-ci, peu de « vendeurs » au milieu des carrefours, mais les petites baraques de bois et de tôles sont toujours animées. Il s’y vend à toute heure toutes sortes de choses : de la nourriture, des chaussures, des CDs,…d’autres objets en vente, plus encombrants, sont disposés à même le trottoir : lits, commodes et même cercueils ! En cherchant la guest house, nous atterrissons dans des ruelles de terre. Les petites cabanes sont toujours là ; certaines semblent renfermer des trésors à vendre, d’autres n’abritent que quelques habitants, assis, regardant passer les voitures. Les familles dorment-elles ici ? Pas de trottoirs, est ce que ce sont les gens qui marchent au milieu de la route, ou les taxis qui roulent sur les trottoirs !? N’écraser personne semble relever du miracle étant données l’absence d’éclairage et la couleur de peau des passants !

En journée les vendeurs envahissent les rues, rajoutant une goutte de bazar à cet ensemble chaotique ! A chaque feu rouge, les dizaines de personnes en attente sur les trottoirs se faufilent entre les voitures pour tenter de vendre leur marchandise. Ainsi n’importe qui peut faire ses courses hebdomadaires en faisant le tour de la ville, sans même descendre de voiture ! Nous nous interrogeons sur le nombre de coupe-ongles qui peut se vendre en bord de route en une journée. Un des chauffeurs de taxi nous achète un beignet : premier contact avec la nourriture de bord de route…tout va bien ! Il semble en tout cas que le métier le plus répandu ici soit celui de vendeur ambulant ! Au beau milieu de la circulation, en plein soleil et portant parfois des dizaines de kilos à bout de bras ou sur leur tête, les gens nous paraissent bien résistants ! Certaines femmes ont même des bébés accrochés à leur dos !…pas étonnant de voir par-ci par-là des personnes allongées à même le trottoir, faisant une pose avant de continuer leur travail harassant.

Nous rencontrons cette ambiance à chaque traversée de village pendant le trajet d’Accra à Kumasi. Entre chaque ville, nous avons cependant le plaisir de découvrir les paysages ruraux : champs de maïs, de bananiers ou autres plantes inconnues, paysages verdoyants…Une route sans virage qui semble ne plus en finir. Et quelques petits villages de bois et de tôles à deux mètres d’une route à grande circulation. Les habitants sont assis sous de petits abris, sous les arbres, seuls ou en famille. Les enfants jouent entre eux, moutons et chiens se baladent librement, les femmes font la popote. Nous observons aussi quelques gros rassemblements au centre des villages, que nous ne savons pas expliquer…
Ces premiers jours passés en observateurs de la vie ghanéenne nous auront sacrément donné envie de découvrir de plus près cette culture qui semble bien différente de la notre…
Les plaisirs d'une bonne douche!
Si l’absence d’eau chaude n’est pas très gênante dans un pays chaud comme le Ghana, l’absence d’eau tout court peut quelquefois poser problème ! A la première guest house où nous avons fait escale, nous nous sommes aperçus après utilisation des toilettes qu’il n’y avait pas une goutte d’eau dans les canalisations. Sans chasse d’eau et sans douche pendant deux jours, notre avenir semblait compromis, notre asphyxie prochaine inéluctable ! Heureusement, en allant nous renseigner auprès du tenant de la guest house, nous avons fait connaissance avec les seaux d’eau : pour remplir la chasse d’eau, et pour faire la toilette ! Spartiate, mais amplement suffisant ! Les complications arrivent lorsque Marlène décide de se laver la tête dans la seconde guest house. Là, il y a de l’eau dans les robinets, mais la pression brille par son absence. ½ pour remplir une bouteille d’eau et pouvoir rincer son shampoing, c’est un bon début…peut-être faudra-t-il penser à adopter la technique de pas mal de ghanéennes : le rasage de cheveux !














