Simène et Marlon au Ghana

Les aventures du duo béarnais-ch'ti au pays des boas friands de chinois

dimanche 19 octobre 2008

Bilan chiffré de la première partie de notre travail

Pour ceux et celles qui aiment les chiffres, en voici une ribambelle concernant notre inventaire pre-logging :

-         15 km et 600m de lignes coupées à la machette pour délimiter nos plots

-         656 piquets avec ruban rouge posés dans la forêt pour se repérer dans nos plots

-         13 456 arbres inventoriés, peints, et dont le diamètre a été mesuré

JuuneJuly_mesure_arbre

Le desormais celebre June-July mesure un arbre

-         119 espèces différentes identifiées

-         3 arbres de plus de 1m50 de diamètre mesurés dans nos plots

-         1 liane de 60 cm de diamètre mesurée par nos ouvriers ! Sans doute une erreur de saisie…

-         523 hauteurs d’arbre mesurées, 55m pour le plus haut.

-         19 mètres de profondeur cumulée creusé pour récolter des échantillons de sol

-         320 échantillons de sol et de litière collectés soit environ 45 kilos de terre à ramener à Kumasi

-         8 piqûres de guêpe, dont 4 pour Simon. (les 4 autres sont pour les ouvriers)

-         une tarentule énorme rencontrée sur un arbre

-         deux serpents ont eu peur de nous

-     deux tortues, environ 100 mille pattes et 1000 cent pattes, des rats, ecureuils, chats sauvages, crabes, escargots enormes et plein d'autres charmantes betes nous ont accompagnees dans notre labeur

-         environ 10h passée à essayer de retrouver notre chemin dans la jungle (en cumulé, c’est pas la même journée !)

-         1 plot supplémentaire à mesurer s’est ajouté au dernier moment quand notre maître de stage est arrivé (la semaine dernière)

Bon, ok on vous l’avoue, on a pas fait tout ce boulot tous seuls, heureusement qu’on avait une super équipe d’ouvriers (presque) toujours motivés pour nous aider dans tout ce boulot.

inventory_team

Avec nos "gars" et Matieu, apres une bonne journee de travail et une bonne averse!

Marl_ne_crev_e

Bien entendu, le travail acharne ne concerne pas tout le monde. Il y a toujours ceux qui travaillent et ceux qui se la coulent douce (-;

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Cocotiers et crustaces

Voici un petit apercu de notre week-end a la mer...

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Une bonne occasion pour nous de jouer aux touristes

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Sur une plage a nous tous seuls, ou presque! Rien a voir avec les plages surpeuplees des cotes francaises en plein ete! Meme les touristes europeens sont repartis travailler!

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La plage est un lieu de passage pour les villageois voisins.

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...village ou nous sommes alles faire un tour apres la baignade

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...mais avant, nous avons profite de ce petit paradis!

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Au loin, le pole Sud!

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Apres l'effort, le reconfort: notre premiere CHOCOLATINE depuis notre arrivee au Ghana! Nous avons eu le plaisir de nous apercevoir que notre hotel etait voisin de la seule boulagerie-patisserie au Ghana! C'est une dame du Niger, mariee avec un francais, qui en avait assez de l'entendre se plaindre de l'absence de baguette...qui a tout simplement ouvert une boulangerie! Ben oui quoi! Nous on lui tire notre chapeau!

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Et pout repartir travailler du bon pied, nous avons fait les boutiques!

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vendredi 3 octobre 2008

Les fermes de cacao

Sous l’ombrage des grands arbres rescapés de la déforestation, on rencontre partout des cacaoyers.

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Le Ghana est en effet le deuxième pays producteur de cacao au monde. Dans les villages où nous avons pu aller, la grande majorité des fermiers cultivent cette denrée.

Environ 5 ans après avoir semé les graines, les petits arbres commencent à donner des baies de cacao. D’abord vertes, les baies mûrissent et deviennent ensuite jaune ou rouge selon l’espèce (non, il n’y a aucun rapport avec chocolat blanc et chocolat noir !).

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Les fermiers les récoltent alors et collectent les feves qui se trouvent à l’intérieur des baies. Celles-ci sont entourées d’une pellicule blanche très sucrée qui a goût de mangue. Ca fait un très bon goûter lorsque l’on se retrouve perdu dans la brousse !

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Une fois les feves récoltées, les fermiers les font sécher au soleil sur de grandes « tables » construites en bois. On trouve dans chaque village quelques unes de ces grandes « tables ». La nuit, ils enferment les feves dans une bâche pour éviter tout contact avec l’humidité. Quand les feves sont sèches, elles partent pour les coopératives localisées dans de plus grosses villes. Celles-ci produisent la pâte de cacao qui est ensuite exportée dans les pays occidentaux pour la fabrication du chocolat.

Au fil des rencontres et des discussions, nous sommes quand même amenés à nous poser quelques questions sur ce genre de culture.

Tout d’abord, nous avons été surpris de ne pratiquement pas trouver de chocolat ici. Les gens des villages ghanéens produisent le cacao pour « les hommes blancs », mais n’en consomment pas du fait de sa rareté et de son prix. Certains fermiers ne savent sans doute même pas à quoi ressemble le chocolat ! Ah, la mondialisation !

Ensuite, beaucoup ont abandonné les cultures vivrières (principalement plantain, cassava, yam), pour cultiver du cacao qui est (ou était) plus rémunérateur. La nourriture est alors achetée à d’autres fermiers ou importée (une grande quantité de riz est importée d’Asie). Le problème est que cela les rend totalement dépendants des pays occidentaux : si un jour les cours s’effondrent à la suite d’une crise américaine ou parce qu’un scientifique aura déclaré que le chocolat est cancérigène, nos fermiers se retrouvent sans rien.

Enfin, les graines des cacaoyers plantés proviennent des coopératives. Celles-ci ne fournissent plus depuis une dizaine d’années que des plants « hybrides », au rendement meilleur. Toutefois, ces plants pompent beaucoup plus de nutriments dans le sol. Des études ont montré que les sols s’appauvrissaient, rendant impossible une production durable de cacao, voire d’autres plantes.

On a aussi entendu parler de l’introduction de graines OGM par les coopératives, avec tous les problèmes que cela peut poser, mais ça, c’est un autre débat…

Voilà, Le but de cet article n’est pas de vous faire arrêter de manger du Nesquick ou des profiteroles, juste que vous sachiez comment le chocolat que l’on mange tous les jours est produit.

La solution serait-elle le commerce équitable ? La question reste ouverte…

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samedi 27 septembre 2008

Cocorico!

Ca y est, nous avons passé une nuit dans le village voisin de la forêt dans laquelle nous bossons ! Les gens de la Samartex sont restés un peu incrédules quand nous leur avons expliqué que, malgré le fait qu’il y a avait une voiture faisant l’aller-retour chaque jour, nous voulions rester dormir dans le village, dans notre cabane en bois ! Aujourd’hui c’est taboo day, nous sommes à la compagnie, mais nous retournons au village demain.

Arrivée 17h avec le camion des ouvriers. A peine descendus, une nuée d’enfants se précipitent vers nous et nous tendent les mains. Que veulent-ils ?…seulement nous aider à porter le matériel de terrain !

17h30 : nous nous installons pour manger dans la « cantine » des cuisinières de la Samartex (une petite cabane ouverte en bois et tôles où les deux cuisinières font cuire la nourriture au feu de bois). Au menu, banku avec soupe épicée. Tout le monde est à nos petits soins.

18h : Simon (un des ouvriers), nous accompagne jusqu’à notre cabane (parce que notre cabane est éloignée du camp des workers : il n’était pas question que Marlène dorme dans le camp : « no ladys » dans le camp (pourtant il y a bien les cuisinières !!??). Il demande à nos voisins si nous pouvons utiliser leur douche et leurs toilettes (les voisins ne parlent pas vraiment anglais, tant pis, nous apprendrons le twi !). Nous sommes accueillis les bras ouverts, et la dame de la maison nous dit que dès que nous avons besoin de quelque chose, nous n’avons qu’à lui demander ! La nuit tombe. Marlène va prendre sa douche la première. On ne nous laisse pas l’occasion d’aller chercher de l’eau au puits : en moins de deux secondes, notre seau d’eau est déjà plein. La « douche » n’a pas de porte, et les planches qui forment ses murs arrivent à hauteur de nombril ! Pas très pratique pour les filles !…heureusement la nuit tombe tôt !

19h : une demi-douzaine de gamins est à la porte de notre cabane ! Nous voilà donc installés pour une petite heure, à discuter avec eux (nous discutons surtout avec le plus grand, qui parle très bien anglais). Les petits sont en admiration devant nos pieds : ils sont blanc, la peau est fine, et en plus, Simon a plein de poils ! Ils sont aussi complètement fans de nos lampes torches !

20h : Simon (le ghanéen) nous rejoint et parle un peu avec nous. Son rêve, comme beaucoup de Ghanéens : venir en France. Il ne comprend vraiment pas pourquoi nous avons voulu venir au Ghana !

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"L'homme blanc est mort!"

Nous apprenons encore toujours plus de vocabulaire twi !

Savez-vous comment les Ghanéens nomment les vêtements de deuxième main que l’on trouve à vendre pour rien du tout dans toutes les rues ici ?

« obruni wehou »

Ca veut dire : « l’homme blanc est mort »

Explications :

Il semblerait que tous ces vêtements viennent d’Europe. Selon les ghanéens, si les européens ont fait don de ces vêtements, c’est qu’ils n’en avaient plus besoin, parce que  l’homme blanc qui les portait est mort » !

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dimanche 21 septembre 2008

Tartiflette

Cet article vous servira peut-être à comprendre un article précédent…
Il s’avère que quelque part dans notre blog s’est perdue une tartiflette…

Ce petit dérapage a été commis un jour de désespoir, après avoir avalé trop de riz au piment.
Nous avions une obsession : la tartiflette ! Malheureusement, dans un pays où le seul fromage existant est la vache-qui-rit (et oui, ils appellent ça du fromage), il est bien difficile de trouver de la tartiflette.

Mais soyez sûrs d’une chose, notre premier repas en France sera une tartiflette ! D’où un petit message à la fif : aux fifons qui nous connaissent et qui viennent consulter notre blog, pouvez-vous dire aux fif1-que-nous-ne-connaissons-pas-encore-mais-dont-nous-espérons-avoir-une-bonne-première -impression que nous leur avons trouvé un menu pour la soirée de noël !!!(une tartiflette géante pour 150 personnes…de quoi faire rêver les vadrouilleurs !)
Et n’oubliez pas chers FIF1 : on n’a jamais une deuxième occasion de faire une première impression.

Sachant que nous atterrissons, si tout va bien, le samedi 13 à 9h, et que le soit-disant repas du midi ne pourra être composé que d’un sandwich-triangle-sncf-pas-bon-à-5-euros puisque nous sauterons dans le premier train pour Nancy pour arriver à temps aux festivités fifonnes, nous considérons le repas de noël des fifons comme notre premier repas en France !

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vendredi 19 septembre 2008

Les Trotros

               Le trotro est le moyen de transport le plus utilisé au Ghana, et fait complètement partie de la culture ghanéenne. Un article s’imposait donc ! Vous saurez tout sur les trotros après avoir lu ceci !

Le trotro, qu’est que c’est ?

Le trotro est une sorte de camionnette reconvertie pour le transport de personnes. Il existe les petits trotros, de type van Volswagen, ou les plus gros de type « Benz 207 ».

Ils sont très nombreux à circuler sur les routes, aussi bien pour faire 2 km que pour traverser le pays.

Le trotro, qu’est ce qu’il y a dedans ?

Tout d’abord, il y a le chauffeur. Souvent expérimenté, il est capable de slalomer pendant des heures sur les pistes pour éviter les nombreux nids de poules. Il sait aussi traverser les rivières rencontrées sur votre chemin à guet, alors qu’à première approche, vous auriez été tenté de penser que même le passage en 4*4 était impossible.

Ensuite, il y a le « mate » (lire « meït »). Celui-ci se tient près de la porte coulissante et il a, entre autres, pour rôle de rameuter les gens, de les aider à monter, de collecter l’argent…

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Enfin, dans un trotro, il y a beaucoup de monde. Par exemple, dans un van où en France on ne circule qu’à 9 maximum, au Ghana, on peut se retrouver à 15. De quoi minimiser son bilan carbone !

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Dans les plus gros trotros, on a déjà compté plus de 25 personnes. Sans compter les animaux qui voyagent avec nous. Ca va de la poule dans le coffre à la chèvre sur le toit ! Tout ça avec une musique africaine à fond les ballons quand l’autoradio marche, ça donne une ambiance plus que sympa!

Le trotro, comment le prendre ?

Attendez au bord d’une route, ou à la station de trotro, et lorsque vous voyez passer un trotro, soyez attentif à ce que dit le « mate ». Normalement, il crie avec une voix stridente le nom des villes que le trotro dessert. Ca donne l’impression d’une sacrée foire quand il y a une dizaine de trotros à une station, avec chaque mate qui crie sa destination.

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Une fois le bon trotro repéré, faites un signe de la main vers le ciel. Si le trotro est plein, le chauffeur vous fait des appels de phare, sinon, il s’arrête. Dans ce cas, prenez place, ou plutôt, trouvez-vous une place.

Il arrive parfois que le trotro ralentisse, mais ne s’arrête pas ! En effet, figurez-vous qu’il est officiellement interdit aux trotros de prendre des passagers à certaines stations de trotro, comme comme celle à Kumasi que l’on utilise pour rejoindre le FORIG (en fait cette station est plutôt un croisement que les chauffeurs de trotro ont décidé de transformer en station). Si vous voyez des policiers rôder autour de la place, vous devez vous préparer à quelques acrobaties : les chauffeurs, qui ne veulent pas se faire verbaliser, ne font que ralentir le pas. Mais une manœuvre bien négociée et vous atterrissez sans trop d’encombre sur le plancher du trotro. Avec un peu de chance tous les occupants du trotro applaudiront parce qu’ils n’ont jamais vu un obruni prendre un trotro au vol !

Une fois installé ,c’est parti ! Le mate vous demande ensuite de le payer. La plupart du temps ils sont honnêtes et ne cherchent pas à gonfler les prix.

Lorsque vous arrivez à proximité de votre destination, appelez le mate. Celui-ci tape deux fois sur la carlingue du trotro pour indiquer au chauffeur de s’arrêter. Il vous aide à descendre votre éventuel enfant, et hop « Yen ko », il est repartit !


Le « trotro style »

Sur la vitre arrière de pratiquement tous les trotros (tout comme derrière les taxis d’ailleurs), se trouve une inscription choisie par le chauffeur. Souvent en rapport avec la religion, parfois amusantes, ces inscriptions permettent à chacun de personnaliser son trotro. 

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Posté par simlou à 18:10 - Vie quotidienne - Commentaires [1] - Permalien [#]

Il l'a fait!

Il est allé chez le coiffeur...et celui-ci ne comprenait pas très bien l'anglais!

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jeudi 18 septembre 2008

...

TARTIFLEEEEEETTTTTTTEEE !!!

Posté par simlou à 12:09 - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 15 septembre 2008

Au boulot

Parlons un peu sérieusement. Il s’avère que jusqu’ici nous ne nous sommes pas beaucoup étendus sur la partie de notre séjour concernant le travail. Pourtant, nous travaillons !

Comme nous vous l’avions expliqué précédemment, le but de notre stage est d’estimer l’impact de l’exploitation des bois sur les stocks de carbone en forêt.

Nous effectuons nos mesures dans la forêt nommée « Boi Tano », au sud du Ghana, dans la zone écologique « evergreen » (= toujours verte). C’est-à-dire que nous sommes dans la zone du Ghana où il pleut le plus : plus de 2000 mm par an ! Ca mouille !…mais pour l’instant nous n’avons pas beaucoup plus souffert de la pluie que lors de nos sorties terrain en Lorraine !

Nous effectuons nos mesures sur des placettes (ou plot en anglais) de 1 hectare (des carrés de 100 m par 100 m).

Un article précedent expliquait comment nous avions tracé ces plots autour d’un arbre central, supposé être exploité par la suite.

Cependant, nous avons parfois eu quelques difficultés dans cette « quête de l’arbre idéal ». A notre plus grand désarroi, nous nous sommes rendus compte que l’équipe d’exploitation avait en fait déjà coupé certains arbres de notre compartiment (bien que le début de l’exploitation soit prévu en octobre)…et nous sommes censés faire notre inventaire « pré-exploitation » dans une zone qui n’a PAS encore été exploitée…d’où une certaine frustration lorsque nous trouvons l’arbre que nous avions choisi sur le papier, et que nous avons cherché dans la forêt pendant une demi heure…étendu devant nous. Ce désarroi se transforme en désespoir lorsque nous trouvons 5 arbres consécutifs dans ce cas là et que nous passons donc une demi-journée à la recherche d’un arbre qui n’aurait pas encore été exploité!

Nous vous rassurons, nous avons tout de même réussit à tracer nos 15 placettes !

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Une personne à la boussole...l'autre part devant avec la machette.

Quelques obstacles sont venus mettre un peu de piment dans tout ça : un nid d’abeilles ou de guêpes dissimulé sur notre chemin (certains en ont malheureusement fait les frais) ; la pluie s’invitant dans la forêt…le vertex (appareil électronique calculant les distances grâce à un système d’ultrasons) ne veut alors plus fonctionner et nous sommes obligés d’utiliser le bon vieux mètre ruban (si nous avons pensé à le prendre !), un chablis (certains professeurs auraient plutôt dit « arbre renversé ») nous oblige à faire quelques acrobaties lorsqu’il est sur notre ligne…

Nous voilà ensuite partis pour la deuxième phase de notre travail : l’inventaire des arbres.

Dans chaque « sous-plot » de 12,5 m par 12,5 m (il y en a 4 par grand plot), nous mesurons tous les arbres et lianes de diamètre supérieur à 2 cm ! Autant vous dire qu’il y a du monde ! Lorsqu’un arbre est mesuré, nous y mettons une marque de peinture, pour être sûrs de ne rien oublier.

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Mesure d'un diametre a l'aide d'un compas forestier.

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Nous repeignons la foret...

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N'ayons plus assez de peinture rouge, nous avons ajoute du blanc dans le pot...il existe maintenant quelquepart au Ghana un hectare d'arbres aux couleurs de la FIF!

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"Quand je serai grande, je serai plus grande que lui!"

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On est si peu de choses...

Vous comprendrez donc qu’à moins d’avoir pris dans son sac à dos une échelle de 10 m de haut, le compas forestier n’a plus aucune utilité ! Simon et son relascope (appareil permettant de mesurer les diamètres à distance !) entrent alors en jeu.

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A ne surtout pas faire...car vous mesurez alors la largeur des contreforts et non le diametre de l'arbre! Mais nous avons eu beaucoup de mal a expliquer ca a nos co-equipiers!

Pour cette phase d’inventaire, c’est l’équipe de la Samartex nous accompagnant qui est la plus active. En effet, nous sommes supposés relever les noms des espèces que nous mesurons…ayant déjà eu pas mal de mal à apprendre à reconnaître les 40 espèces françaises, nous sommes totalement incapables de mettre un nom sur les centaines d’espèces que l’on peut croiser ici ! L’équipe d’inventaire qui nous aide est elle assez spécialisée en la matière…et elle a été capable de mettre un nom sur environ la moitié des arbres croisés sur nos plots. Au jour d’aujourd’hui nous avons répertorié 108 espèces d’arbres différentes sur nos fiches de relevés !

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Ici la couleur de la sève sert bien souvent a l'identification d'une essence. Ici, la seve est jaune petard! Nous avons aussi croise du rouge, du blanc, du noir...il y en a pour tous les gouts!

Il nous faut aussi estimer le pourcentage de recouvrement des petites plantes (herbes, semis…) et des buissons, et prendre des photos de la canopée (nous précisons d’ailleurs que le mot « canopée », que nous avions déjà utilisé dans un des articles précédents, désigne l’ensemble des couronnes des arbres d’une forêt (i.e. est les feuilles que vous voyez en levant la tête)). Un logiciel spécial nous permettra ensuite d’estimer le pourcentage de couvert de la canopée.

Le travail de terrain est fini pour cette phase-ci…mais nous avons encore du pain sur la planche : les noms donnés par l’équipe d’inventaire sont les noms locaux…nous voilà partis, bouquins à la main, à la recherche des noms scientifiques correspondants. Et un même arbre peut avoir jusqu’à 3 noms locaux, qui peuvent chacun être écrits de 3 ou 4 manières différentes (ici, on écrit comme on entend…alors si on entend mal…) !

…il nous reste encore à entrer quelques milliers de mesures dans nos ordinateurs…et le tour est joué !

Prochaine étape : relever des échantillons de sol, mesurer la biomasse morte et prendre des points GPS sur nos plots avant l’exploitation.

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Esperons seulement ne pas recroiser l’araignee que nous avions rencontree…grosse comme un poing, elle etait si bien dissimulee par sa couleur que Simon a failli lui mettre sur le front un trait de peinture rose en voulant marquer un arbre.

Puis dans chaque « sous-plot » de 25 m par 25 m (4 par grand plot), nous mesurons tous les arbres de  diamètre compris entre 20 et 50 cm.

Enfin, tous les arbres de diamètre supérieur à 50 cm sont relevés dans le plot de 1 hectare. Pour ces derniers, nous mesurons aussi la hauteur avec le vertex (décidément, cet appareil a de nombreuses fonctions cachées). Cette mesure est souvent assez compliquée à effectuer : elle nécessite d’être à une certaine distance de l’arbre (au moins 20 m), tout en gardant en vue sa cime ! Dans les forêts françaises cela peut se faire assez facilement. Dans les forêts tropicales, c’est une autre histoire : la densité du couvert permet rarement de voir le sommet des arbres. Deuxième difficulté pour les gros arbres : ils ont souvent d’assez gros contreforts.

Posté par simlou à 19:49 - Boulot - Commentaires [0] - Permalien [#]
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