jeudi 28 août 2008
Les Obrunis font leurs courses
Voila ce qui arrive quand nous allons juste acheter une lampe de poche au petit magazin du coin. "Obruni! Obruni! How are you?"
Deux ou trois sourires, quelques mots en Twi, et les voila emerveilles. On les fait bien rire en essayant de parler twi!
Snake
Serpent ramene par les ouvriers de l'exploitation forestiere. Selon eux c'etait un python... Mais rassurez-vous, ils ne travaillent pas dans la meme parcelle que nous!
Taboo Day
Aujourd’hui (mercredi), nous ne travaillons pas. Flemmardise ? Non, nous nous aurions bien aimé avancer un peu plus le travail, mais aujourd'hui c’est taboo day. C'est-à-dire qu’il nous est interdit d’aller en forêt. Une loi ghanéene ? Non, plutôt une croyance ancestrale qui fait que les habitants des villages aux alentours de la forêt où nous travaillons doivent laisser « se reposer » la forêt de temps en temps. Ceci pour ne pas perturber « l’esprit de la forêt ». Chaque forêt a son taboo-day : normal, chaque forêt a son esprit. Pour la forêt où nous faisons nos relevés, c’est tous les mercredi, ainsi qu’un vendredi sur trois. Ces jours là, personne ne va en forêt, pas même la Samartex, entreprise qui exploite la forêt et qui est loin d’être une petite firme.
De notre cote, ca nous fait une coupure dans la semaine. Nous esperons juste ne pas decouvrir d'autres taboo-days au fur et a mesure...
Nouvelles de notre travail
Pout estimer la biomasse presente sur les 128 hectares du compartiment, notre strategie consiste a faire un echantillonnage de 15 placettes d'un hectare. Cette semaine nous nous contentons de délimiter leurs frontières avant de revenir plus tard pour faire nos mesures.
Ces placettes sont centrées sur des arbres qui seront ensuite exploités, et qui sont répertoriés sur une carte. Nous les avons donc choisis aléatoirement sur la carte. Une fois sur le terrain il faut les retrouver, et c’est là que ça se gâte. On met parfois jusqu’à trois heures pour les retrouver… Puis, avec une boussole et un mètre ruban ou un vertex (appareil electronique qui mesure facilement les distances), on délimite la placette autour de l’abre, ainsi que 8 sous placettes à l’intérieure de celle-ci.
Trace des limites a la boussole
On forme tous les jours 2 équipes composées de Simon ou de Marlène et de 3 ouvriers de la Samartex qui nous aident. On tient le rythme d’un plot par jour et par équipe, et nous devrions donc finir tout ça a la fin de la semaine.
Le pick-up qui nous amene tous les jours en foret, avec quelques uns de nos "workers"
ou qu'ils sont?
Voila a peu pres les differents lieux ou nous avons pu sejourner, et ou que nous aimerions bien decouvrir ....en image, sur une carte.
lundi 18 août 2008
Bush work
Lundi 18 août
Ca y est, nous partons enfin sur le terrain pour commencer les mesures. Stephen, notre maître de stage ghanéen nous accompagne pour la première semaine, puis nous nous débrouillerons. On espère vous tenir au courant pendant nos courts Week-end (c'est à dire le dimanche...)
jeudi 14 août 2008
Coquillages et crustacées
Et oui, nous avons vu l’océan Atlantique !!! Le même qu’en France, sauf que le soleil se couchait à côté de l’océan, et donc, pas de coucher de soleil sur la plage (c’est malin) ; et que si on regardait l’horizon, on n’apercevait pas l’Amérique mais le pôle sud.
Comme d’habitude (on rencontre toujours des gens qui vont au même endroit que nous au même moment), nous trouvons un bon plan pour nous amener jusqu’à la côte : deux Sri Lankais qui travaillent à la Samartex et qui se payent un Week-end sur la côte. Ils nous ont même offert le souper : notre première pizza depuis bien longtemps…
Le lendemain, après notre meilleur petit déj’ depuis notre arrivée au Ghana (œuf au plat, saucisses, jus d’orange maison, salade de fruits, pain grillé, confitures en tous genres, chocolat chaud) nous partons pour Cape Coast. Première destination : Kakum, un parc national dont nous avons beaucoup entendu parlé.
Un pont suspendu, au-dessus de la canopée permet une petite balade avec vue plongeante sur la forêt. Il paraît qu’on peut même voir des animaux de là-haut quelquefois ! ….il paraît !
Très joli pont, qui n’était pas toujours très stable ! Mais nous n’irons pas jusqu’à dire que c’était sportif : certaines personnes étaient en talon aiguille et y ont survécu !
Le pont...
La forêt tropicale...
Rentrons un peu déçus tout de même, nous nous attendions à un peu de marche dans un grand parc national comme on en voit à la télé…la visite a en fait duré une heure et nous n’avons découvert que le pont suspendu (qui valait quand même le détour), au beau milieu d’un groupe d’une cinquantaine de touristes…et pas de rando nature à l’horizon. Promis, nous nous rattraperons par la suite
Les jours suivants…plage et plage ! + visite du château de Cape Coast.
De l'ampecie...: yam avec sauce (nous ne savons pas vraiment ce qu'il y a dans la sauce!) + Poisson...en entier!
Le Château de Cape Coast, qui a été le lieu d'embarquement pour de nombreux esclaves
Les plages sont très jolies : avec de cocotiers comme sur les cartes postales. Seul point noir à l’horizon : comme beaucoup d’endroits au Ghana, c’est sale : les gens jettent automatiquement tous leurs papiers sur le sable…et la plage sert de toilette géant! Autant dire qu’il vaut mieux regarder où on met les pieds !
Les seules plages propres sont les plages privées des hôtels pour touristes européens. N’importe qui peut y aller en déboursant quelques Cedis…et c’est rempli d’Obrunis ! Comme si tous les blancs du Ghana se donnaient rendez-vous là. Notre étrange impression de ségrégation entre blancs riches en vacances d’un coté et Ghanéens de l’autre n’en a été que renforcée…
Sous les cocottiers, la plage...
Sur la côte presque tous les hommes sont pêcheurs. Ils utilisent des barques en bois pour aller poser le filet.
Sur la plage, les bateaux...
Et le remontent ensuite à la main, en chantant pour donner le rythme (et pour se donner du courage !)(vous n’avez pas le son mais les chansons sont très mélodieuses). Cela peut durer des heures, le filet est énooooorme (on voit à peine à l’horizon la bouée qui marque son extrémité !).
Dans les bateaux, les pêcheurs...
Nous repartons mardi à l’aube pour Kumasi. Dernières formalités avant de partir pour le terrain : impression de fiches terrain, renouvellement des visas, récupération du matériel…
Rectification
Une erreur qui date d’il y a un petit bout de temps : lorsqu’ils mangent de la viande, les ghanéens mangent TOUT, MEME les os ! Et oui, parce que dans les os il y a du calcium, et qu’ici il faut se lever tôt le matin si on veut trouver du lait en brique, des yaourts, du fromage ou quelqu’autre source de calcium. De toute façon ça tombe bien puisque ce que l’on appelle en France les « bons bouchers » n’ont pas lieu d’être ici : on découpe la viande comme elle vient, un point, c’est tout. En résumé on finit souvent avec des coupes transversales de pattes de bébêtes dans l’assiette ! Donc il vaut mieux manger les os si on veut avoir quelque chose à manger ! On vous rassure, pour l’instant on ne s’est pas mis à avaler les os tout cru (ni les arrêtes, elles restent toujours coincées à mi-chemin !) : en bons européens, on fonce au supermarché dès que nous sommes dans une ville d’une certaine taille (Kumasi) pour acheter une bonne vieille brique de lait écrémé. Et oui, parce que le calcium c’est important pour la croissance !
mercredi 6 août 2008
Commentaires
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mardi 5 août 2008
Quelques photos recentes en vrac
Georges et son frere, rencontres au lac
Lac Bosumtwi
Notre Guest House a la Samartex, de quoi faire les pachas
Elephant sculpte dans du bois massif, par la Samartex
Semaine de terrain, depart avec les ouvriers de bon matin (6h30)
Preparation traditionnelle du Fufu au camp des ouvriers.
La pause noix de coco. Avec ouverture en un coup de machette et sans trouer de table (-;
Marlene est invitee a manger du Fufu chez des villageoises
Camp des ouvriers ou nous dormions pendant la semaine de terrain




























