Simène et Marlon au Ghana

Les aventures du duo béarnais-ch'ti au pays des boas friands de chinois

jeudi 31 juillet 2008

Soireuse foirée…

Mardi  23 juillet. Tout a commencé après notre première vraie journée de terrain à collecter des échantillons de sol. Le camion qui transporte les ouvriers est censé venir nous chercher pour que l’on regagne le camp où l’on dort. Il n’arrive pas et il commence à pleuvoir… Il faudra vraiment que l’on s’habitue au retard ghanéen…

Quand il finit par arriver, le conducteur nous explique qu’il a cassé son câble d’accélérateur et que c’est donc son collègue placé à sa droite qui tire le câble de la main ! Pas de bile ! Le pilotage en binôme c’est tellement plus drôle… Surtout quand c’est sur des pistes forestières et qu’il faut prendre de l’élan en descente pour remonter en face !

Lorsque nous arrivons enfin au camp, la nuit est tombée et Winston se rend alors compte qu’il a oublié la sauce « chittoh » (sauce noirâtre au poisson dont raffolent les Ghanéens) qui doit accompagner notre kenkey. Tant pis pour le kenkey, nous pouvons aller à la ville la plus proche acheter quelque chose à manger. Nous voilà repartis.

Winston qui a peur que nous nous accommodions mal des habitudes locales veut que l’on prenne un taxi plutôt que de monter à l’arrière d’un camion comme le font tous les gens ici. Sauf que ce soir, aucun taxi n’est décidé à passer sur cette route… Nous finissons par monter à l’arrière d’un camion charge de sacs de plantain (des grosses bananes qui n’ont pas goût de banane) et de villageois heureux de discuter avec les deux Obrunis que nous sommes.

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Après une dizaine de kilomètres, nous sommes obligés de nous arrêter à cause d’un embouteillage sur la piste. Une vingtaine de voitures bloquées en pleine brousse dans le noir total, c’est assez comique à voir ! Après renseignement, on nous apprend qu’une voiture s’est embourbée et que la voie est donc bloquée. Discussions avec nos compagnons de route en attendant que ça se débloque. Un homme nous prend à parti (en twi bien sur) en nous accusant d’être à l’origine de ce problème. Winston doit lui expliquer que nous sommes français et que donc nous n’avons rien à voir avec les Chinois qui ont (mal) construit cette piste (D’ailleurs nous n’avons toujours pas compris pourquoi des chinois viennent construire des pistes au Ghana ! Ils sont fous ces Chinois !).

Voyant que l’attente risquait de se prolonger, Winston décide de repartir dans l’autre sens, et de se contenter du Kenkey nature. Il réussit à nous trouver un trotro qui fait aussi demi-tour. Et voilà un nouveau moyen de transport pour ce soir. Le problème, c’est que pour croiser les véhicules en attente sur le bas coté, il faut passer par l’autre bas coté… et vlan…nous voilà à notre tour embourbés !! C’est vraiment notre soirée ! Tout le monde descend pour pousser les pieds dans la boue. Nous ça  nous amuse beaucoup, Winston un peu moins…

Finalement le trotro s’enlise de plus belle en essayant de ressortir. Nous voilà donc partis à la quête d’une nouvelle voiture !(le tro-tro profitera peut-être du bulldozer venu désembourber la première voiture !) Nous trouvons un second trotro lui nous ramène à bon port.

En traversant le village du camp des ouvriers, nous trouvons une épicerie qui vend des boites de sardine qui accompagneront très bien le kenkey !

Plus tard, pendant le repas, Winston conclura qu’il ira d’abord chercher au village la prochaine fois. De notre coté, nous sommes prêts à y retourner dès le lendemain, car toutes ses petites aventures nous ont sacrément plues !

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Quelque part sous le ciel étoilé

            Nous y restons 5 jours, hébergés dans le camp des workers (dans la cabane des managers !). Il va sans dire qu’ici il ne faut pas compter sur l’eau courante, ou sur l’électricité. Premier contact avec la forêt tropicale et ses curiosités…

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  Quand le camion est en panne, on voyage en tracteur forestier!

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     La passion des bucherons : la chasse au pangolin

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                                      Tour de la foret avant de commencer a bosser

Nous collectons des échantillons de sol (dont a besoin Winston pour son travail).

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            Même ici, Winston ne semble pas motivé pour se mélanger aux ouvriers. Nous essayons tout de même de communiquer avec le groupe d’ouvriers. Les villageois, eux, voulant bien faire, nous cèdent toujours la meilleure place où veulent nous aider dans nos moindre faits et gestes…nous nous sentons de moins en moins libres de nos mouvements et de pouvoir mener notre séjour ici comme nous l’entendons…il nous tarde de commencer notre propre travail !

            Nous apprécions tout de même cette semaine d’action…et, cerise sur le gâteau, nous avons la chance de nous doucher au seau d’eau, derrière la cabane, sous les étoiles !

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Rien ne sert de courir, il faut partir un jour

            Nous avons aussi fait plus amplement connaissance avec un autre aspect de la vie ghanéenne : l’attente…le quart d’heure béarnais, c’est du pipeau à côté de la journée Ghanéenne ! Quand il veut rencontrer quelqu’un, Winston se rend dans le bureau de la personne en question et…attend qu’elle revienne (ce qui, soit dit en passant , peut durer une journée entière). C’est comme ça que lundi, nous nous sommes levés à 6h pour un départ en début de matinée vers la forêt…nous ne sommes finalement partis qu’à 4h, le lendemain matin !

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La Samartex et compagnie

            Enfin, voilà la compagnie ! A première vue (à seconde vue aussi d’ailleurs), le quartier des managers ressemble à une ville coloniale…sauf que la majorité des gens sont noirs.

            Grandes maisons au milieu de jardins sans limite (nous héritons d’ailleurs de l’une d’elle pour notre séjour…gratuite et pour nous tous seuls !). Bientot les photos!

Managers dans des gros 4x4 (même pour faire 30 m !)…villageois ou fermiers à pieds, fardeau sur la tête, « club-house » pour les managers : piscine, billard, baby, accès internet…et même un golf et une pseudo-piste de bowling !

            La Samartex est en fait une compagnie ghanéenne d’exploitation de bois (une des plus importantes du Ghana). Avec 2500 employés (dont environ 500 pour l’exploitation forestière), elle prélève 10 000 m3 par an et a sa propre usine de transformation : tranchage, sciage, tournage, sculpture...presque tout y est….même si la productivité est loin de celle des scieries françaises !

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                            Visite de l'usine avec Angela

Les différences de niveau de vie nous choquent…mais il faut avouer que la Samartex est à l’origine de pas mal d’améliorations pratiques pour les villages environnants : eau courante ou construction de puits, routes, électricité, école et hôpital gratuits…

            Nous restons 6 jours sur place et faisons connaissance avec Winston et Angela…ainsi qu’avec un nombre assez important de « managers » (d’ailleurs, à notre grande surprise, le premier blanc que nous croisons ici n’est autre que…le chef des chefs !).

            Mais nous sommes un peu déçus : nous ne faisons connaissance avec aucun des ouvriers, et le mode de vie ressemble beaucoup au mode de vie européen…sommes nous venus en Afrique pour connaître seulement cet environnement ?

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                         Avec winston

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Départ pour la Samartex

            L’étude que nous devons faire pendant notre stage (sisi, on est venu ici pour faire un stage, et nous aussi nous attendons impatiemment de commencer les choses sérieuses…mais nous devons pour cela attendre un certain nombre d’autorisations des chefs forestiers du Ghana (et après, on se plaint de la lenteur de l’administration en France !))…donc…l’étude que nous devons faire pendant notre stage se déroulera à la Draw river forest, une forêt appartenant à l’état mais exploitée par la Samartex. Winston (le thésard ghanéen qui a fait le même travail que celui que nous devrons faire et qui doit nous aider pour nos débuts) a aussi fait son boulot dans une forêt gérée par la Samartex et connaît donc toutes les ficelles (et surtout tous les managers) de la compagnie. Le but de l’expédition est donc qu’il nous présente au plus grand nombre d’entre eux et que l’on face connaissance avec la forêt tropicale, ses herbes et toutes ses petites et grosses bébêtes !

            Départ de Kumasi en tro-tro. Winston nous rejoint. 5h de route…dont plus d’une heure de piste : nids de poule, forêt tropicale, petits villages traditionnels, forêt tropicale, ponts en bois, forêt tropicale, fermes de palmiers et cacaotiers font partie du paysage… Il nous semble que plus nous avançons, plus nous nous éloignons de la civilisation…mais où va-t-on arriver ?

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mercredi 30 juillet 2008

nouvelles

Nous sommes bien vivants, mais sans (bonne) connexion internet. Bientot plein de supers nouvelles!!! On espere...

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mardi 15 juillet 2008

Le nez dans la marmite

Ça y est, nous avons fait nos premiers repas ghanéens ! Quelques uns à la cantine du FORIG, et un chez Timothée, un fifon au Ghana depuis 3 mois qui nous a convié à un souper à la ghanéenne (eh oui, où que vous alliez dans le monde, il y a toujours un fifon caché pas loin).


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Premier point : « on ne mange pas avec les couverts ! », c’est la meilleure façon pour qu’on se foute de l’obruni que vous êtes ! Alors, oubliez toutes les bonnes manières qu’on vous a apprises en France, et oubliez ce que votre chère maman a mis des mois à vous apprendre : utiliser une fourchette et ne pas s’en mettre plein les doigts !

 Deuxième point : petit survol de la nourriture ghanéenne :

- le fufu : c’est blanc, compact, servi en boule, collant, ça cale et ce n’est pas mauvais

- le kenkey : c’est beige, compact, servi en boule, collant, ça cale et ce n’est pas mauvais

- le banku : c’est ocre, compact, servi en boule, collant, ça cale et ce n’est pas mauvais !

- le cocoyam : c’est une espèce de pomme de terre, ça se mange frit ou bouilli, et ce n’est pas mauvais !

- la sauce : jusqu’ici c’est plutôt rouge, et ça pique pas mal, voire très beaucoup !

- la viande/le poisson : c’est cuit et servi tel quel (avec tête, os, arrêtes, peau…ils raffolent même des intestins !) et les ghanéens mangent tout, TOUT, sauf les os.

- les fruits : c’est booooooooooooonnnnn. Rien à voir avec les fruits sans goûts qu’on trouve dans les supermarchés européens ! Par contre, à rincer avant dégustation si on ne veut rien regretter.

…et encore beaucoup de choses à découvrir !

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lundi 14 juillet 2008

Si, si, il est vivant!

Ben oui c'est vrai, on ne le voyait pas beaucoup jusqu'ici sur les photos...mais bon, vous comprenez, c'est son appareil et du coup c'est souvent lui qui joue au paparazzi => d'où toutes les photos de Marlène! (d'ailleurs, en parlant de photos, c'est vrai qu'on n'en a pas beaucoup, mais nous, on n'est pas en Tasmanie, en Europe ou dans je ne sais quel pays où internet ça roule comme un tro-tro, et il nous faut beaucoup de patience pour mettre une toute pitite photo alors forcément...puis c'est pas toujours facile de sortir son appareil en plein marché, au milieu de la foule, ou dans un village, au milieu des gens qui nous dévorent des yeux!...PARDONNEZ-NOUS!)

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...vous l'attendiez tous (ou plutôt toutes) : SIMON.
Il a arrêté la bierre, il a fini par se faire à l'idée que le Nord, c'est comme la Normandie, c'est pas très très bien et il a donc abandonné cette boisson barbare et fermentée pour se mettre à l'eau!
Et ici, l'eau, c'est pas en bouteille, c'est en sachets...on arrache un coin du sachet-plastique du bout des dents, on essaie de ne pas s'en mettre partout (n'est-ce pas Simon)...et on boit, tout simplement! (le seul problème c'est que quand on a juste un petit peu soif, il faut boire le 1/2 litre entier!)

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jeudi 10 juillet 2008

Il est noir, les cheveux coupés raz, il a les yeux marrons et le nez un peu aplati…

…si on fait abstraction des « Obrunis », homme blanc en Twi, (1/1000 de la population), c’est à peu près la description de tout un chacun ici…et ça nous met parfois dans des situations un peu délicates ! …d’autant que dès le premier jour de notre arrivée à Kumasi, Stephen (le monsieur qui nous encadre ici) nous a fait faire le tour des bureaux et nous a présenté à une dizaine de personnes…+ celles à qui nous parlons régulièrement dans la rue + les gens de la guest house…ça commence à faire du monde ! C’est comme ça qu’on se retrouve à dire 4 fois bonjour à une personne dans une journée, parce qu’elle a eu la chance de croiser 4 fois notre route et que nous sommes incapables de savoir si c’est bien elle à qui on a déjà dit 3 fois bonjour. C’est comme ça aussi qu’on demande à la personne responsable de la guest house où est la personne responsable de la guest house alors qu’on lui avait parlé 2 h avant !… nous par contre, on nous connaît, et on nous reconnaît ! (les deux blancs perdus qui viennent d’arriver). Heureusement, les gens ont la gentillesse de garder la même chemise toute la journée, voire même 2 jours de suite (et oui, on fait avec les moyens du bord pour se repérer)…tout ça pour dire que nous sommes un peu déboussolés, nous qui d’habitude repérons les gens par la couleur de leurs yeux, de leur cheveux, ou la forme de leur nez !

Posté par simlou à 16:20 - Rencontres - Commentaires [2] - Permalien [#]

Notre boulot

    Parce qu’en fait, on n’est pas là en vacances. Bah non, nous on aurait bien voulu, mais personne ne voulait nous les payer.

On va essayer de résumer le sujet de notre stage, en « vulgarisant » pour que tout le monde comprenne. Donc les fifons, c’est normal si vous avez l’impression qu’on écrit gaga, mais les gens normaux ne savent pas forcément ce qu’est une surface terrière, un houppier ou un jabiol étalon.

Donc, notre stage.

Suite à la conférence de Rio, protocole de Kyoto, et autres grands sommets sur l’environnement, les grands de ce monde ont décidé de diminuer les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Des systèmes de permis de polluer ont alors été mis en place avec une allocation par marché. On mesure les quantités de CO2 rejetées par chaque pays à une date t, puis les pays peuvent vendre ou acheter des crédit-carbone selon que leurs rejets de CO2 diminuent ou augmentent à partir de ce moment. Exemple fictif : la Suède fait des efforts et diminue ses émissions de 40000 tonnes de C02 l’année t+1. Comme par hasard, les Etats-Unis ont augmenté leurs émissions de 40000 t cette même année. Mr Bush doit alors racheter des crédits carbone, par exemple à la Suède, pour compenser les rejets de son pays. Attention, une erreur s’est glissée dans cet exemple, saurez vous la trouver ?

On espère que vous avez compris jusqu’ici. Il semble qu’il y en ait qui ne suivent plus trop dans le fond de la classe, réveillez-vous ! Ok, vous avez pigé mais vous ne voyez pas le rapport avec le Ghana et nous?

     Le rapport c’est que les forêts stockent du carbone. On ne vous met pas la jolie équation, mais en gros, lors de leur photosynthèse, les arbres aspirent du CO2 et rejettent de l’O2.

D’où l’idée de rémunérer les forêts pour le carbone qu’elles stockent en vendant des crédits carbone en fonction du CO2 absorbé par les arbres. De nombreux projets sont actuellement en cours sur ce thème, consistant en gros à planter des arbres et à les mesurer quelques années après pour pouvoir revendre des crédit carbone au prorata de la quantité stockée. Vous suivez ? On se rapproche petit à petit de notre job…

Actuellement, des recherches sont en cours pour voir si on ne pourrait pas vendre des crédits carbone pour des forêts déjà existantes. Par exemple en évitant des déforestations.

Ou encore (et c’est là que ça nous intéresse, cher lecteur) en diminuant les dégradations lors des coupes d’arbre. Et oui, même si on ne coupe que quelques arbres dans la forêt, il faut créer des pistes pour y accéder, on blesse d’autres arbres, etc.. et c’est ce qu’on appelle les dégradations.

    D’où notre sujet de stage qui vise à chiffrer l’impact sur les stocks de carbone des dégradations lors des coupes. En gros, on va aller dans une forêt, mesurer les stocks de carbone avant coupe (en fait on mesure la biomasse : les arbres, les herbes, les lianes, l’humus…et avec une jolie équation on trouve la quantité de carbone correspondante), puis repasser après pour mesurer ce qui a été détruit. Pour les passionnés du premier rang, vous aurez plus de précisions sur notre boulot quand on sera sur le terrain. Pour l’instant, on rencontre des gens qui pourront nous aider par la suite et surtout on lit plein de trucs plus ou moins barbants en anglais sur le sujet. Et la semaine prochaine, on va normalement être avec Winston, un gars qui fait la même chose que nous dans une autre forêt.

Voilà donc pourquoi on est ici.

Bravo à toi qui a courageusement lu cette page sans photo…

Posté par simlou à 12:14 - Boulot - Commentaires [6] - Permalien [#]
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