Simène et Marlon au Ghana

Les aventures du duo béarnais-ch'ti au pays des boas friands de chinois

lundi 7 juillet 2008

Justice

Justice_et_Marlou

Justice est le chauffeur de Carboafrica qui nous a accueillis à Accra. Il nous attendait à l’aéroport avec un écriteau (la classe !). Allant bien plus loin que sa simple mission de chauffeur, il nous a ainsi appris à nous repérer dans la ville, à envoyer bouler les vendeurs d’objets divers qui ne cessent de nous interpeller dans la rue, ou encore à négocier ferme les prix annoncés par les chauffeurs de taxi.

Un brin flambeur, Justice a cependant vraiment été accueillant avec nous, en nous prenant sous son aile comme l’aurait fait un grand frère. Nous n’oublierons pas ce grand gaillard qui nous a pas mal rassuré pour ces premiers jours en univers totalement inconnu. Nous devrions d’ailleurs le revoir d’ici peu à Accra ou Kumasi.

Posté par simlou à 17:50 - Rencontres - Commentaires [2] - Permalien [#]


Les bords de route…

Jusqu’à maintenant nous n’avons pas eu énormément de contact avec les gens : nous avons été guidés et accompagnés pour quasiment toutes nos démarches : prendre le bus, faire les courses, acheter un téléphone portable… Nous débutons notre découverte du Ghana par l’observation, observation qui s’est surtout faite à travers les vitres d’un taxi, ou d’un bus, au cours de nos premiers déplacements.

 Notre premier voyage a lieu dans Accra, à la tombée du jour : la guest house du FORIG où une chambre nous était réservée se situe en effet à l’opposé de l’aéroport. Il est 22 h passée (minuit pour nous, du fait du décalage horaire) mais nous gardons les yeux grands ouverts ! Premier aperçu du code de la conduite ghanéenne. Ce qui, chez nous, nous aurait paru un accident évité de justesse, fait ici partie de l’art de conduire !(voir article sur les taxis)

 A cette heure-ci, peu de « vendeurs » au milieu des carrefours, mais les petites baraques de bois et de tôles sont toujours animées. Il s’y vend à toute heure toutes sortes de choses : de la nourriture, des chaussures, des CDs,…d’autres objets en vente, plus encombrants, sont disposés à même le trottoir : lits, commodes et même cercueils ! En cherchant la guest house, nous atterrissons dans des ruelles de terre. Les petites cabanes sont toujours là ; certaines semblent renfermer des trésors à vendre, d’autres n’abritent que quelques habitants, assis, regardant passer les voitures. Les familles dorment-elles ici ? Pas de trottoirs, est ce que ce sont les gens qui marchent au milieu de la route, ou les taxis qui roulent sur les trottoirs !? N’écraser personne semble relever du miracle étant données l’absence d’éclairage et la couleur de peau des passants !

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En journée les vendeurs envahissent les rues, rajoutant une goutte de bazar à cet ensemble chaotique ! A chaque feu rouge, les dizaines de personnes en attente sur les trottoirs se faufilent entre les voitures pour tenter de vendre leur marchandise. Ainsi n’importe qui peut faire ses courses hebdomadaires en faisant le tour de la ville, sans même descendre de voiture ! Nous nous interrogeons sur le nombre de coupe-ongles qui peut se vendre en bord de route en une journée. Un des chauffeurs de taxi nous achète un beignet : premier contact avec la nourriture de bord de route…tout va bien ! Il semble en tout cas que le métier le plus répandu ici soit celui de vendeur ambulant ! Au beau milieu de la circulation, en plein soleil et portant parfois des dizaines de kilos à bout de bras ou sur leur tête, les gens nous paraissent bien résistants ! Certaines femmes ont même des bébés accrochés à leur dos !…pas étonnant de voir par-ci par-là des personnes allongées à même le trottoir, faisant une pose avant de continuer leur travail harassant.

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Nous rencontrons cette ambiance à chaque traversée de village pendant le trajet d’Accra à Kumasi. Entre chaque ville, nous avons cependant le plaisir de découvrir les paysages ruraux : champs de maïs, de bananiers ou autres plantes inconnues, paysages verdoyants…Une route sans virage qui semble ne plus en finir. Et quelques petits villages de bois et de tôles à deux mètres d’une route à grande circulation. Les habitants sont assis sous de petits abris, sous les arbres, seuls ou en famille. Les enfants jouent entre eux, moutons et chiens se baladent librement, les femmes font la popote. Nous observons aussi quelques gros rassemblements au centre des villages, que nous ne savons pas expliquer… 

 Ces premiers jours passés en observateurs de la vie ghanéenne nous auront sacrément donné envie de découvrir de plus près cette culture qui semble bien différente de la notre…

Posté par simlou à 14:01 - Vie quotidienne - Commentaires [3] - Permalien [#]

Les plaisirs d'une bonne douche!

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Si l’absence d’eau chaude n’est pas très gênante dans un pays chaud comme le Ghana, l’absence d’eau tout court peut quelquefois poser problème ! A la première guest house où nous avons fait escale, nous nous sommes aperçus après utilisation des toilettes qu’il n’y avait pas une goutte d’eau dans les canalisations. Sans chasse d’eau et sans douche pendant deux jours, notre avenir semblait compromis, notre asphyxie prochaine inéluctable ! Heureusement, en allant nous renseigner auprès du tenant de la guest house, nous avons fait connaissance avec les seaux d’eau : pour remplir la chasse d’eau, et pour faire la toilette ! Spartiate, mais amplement suffisant ! Les complications arrivent lorsque Marlène décide de se laver la tête dans la seconde guest house. Là, il y a de l’eau dans les robinets, mais la pression brille par son absence. ½ pour remplir une bouteille d’eau et pouvoir rincer son shampoing, c’est un bon début…peut-être faudra-t-il penser à adopter la technique de pas mal de ghanéennes : le rasage de cheveux !

Posté par simlou à 13:43 - Vie quotidienne - Commentaires [3] - Permalien [#]

Aéroport d’Accra :

Deux petits « gracie » aux hôtesses de l’avion (et oui, nous apprenons aussi l’italien durant ce périple), et nous voilà sur le sol ghanéen. Nous ne tardons pas à comprendre ce que « humidité » veut dire. Nous avons l’impression que nous sommes dans une salle de bain géante, après douche chaude ! Au premier contrôle le garde nous dis avec un grand sourire et un anglais que nous peinons à comprendre que nous sommes les bienvenus au Ghana. Un peut plus loin tout le monde est arrêté, les sacs sont fouillés. On nous demande nos passeports…et on nous laisse repartir sans même les ouvrir. « Bienvenue au Ghana» nous dit-on (cette fois-ci en français). Nous en sommes sûrs maintenant : nous sommes les bienvenus !

Posté par simlou à 13:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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